Démissionner sans préavis
Vous avez trouvé un nouvel emploi qui commence tout de suite, ou vous ne souhaitez plus travailler pendant votre préavis ? Plusieurs solutions existent, avec des conséquences financières différentes.
Partir en payant une indemnité
Le travailleur peut mettre fin au contrat sans prester de préavis. Il doit alors en principe à l'employeur une indemnité de rupture égale à la rémunération correspondant à la durée du préavis (ou à la partie du préavis qui reste à prester).
Exemple : avec 9 semaines de préavis, l'indemnité correspond en principe à 9 semaines de rémunération.
Partir plus tôt d'un commun accord
La solution la plus fréquente : demander à l'employeur d'accepter un préavis plus court, voire une fin immédiate, sans indemnité. L'accord doit être écrit et signé par les deux parties pour éviter toute contestation.
La rupture pour motif grave
En cas de faute grave de l'employeur rendant immédiatement impossible toute collaboration, le travailleur peut en principe rompre le contrat sans préavis ni indemnité. Cette procédure est strictement encadrée (délais très courts, preuve du motif) : consultez un avocat ou votre syndicat avant d'y recourir.
Questions fréquentes
Mon nouvel employeur peut-il payer l'indemnité à ma place ?
C'est parfois négocié à l'embauche, mais rien ne l'y oblige. Si c'est le cas, faites préciser l'engagement par écrit.
Que se passe-t-il si je ne reviens simplement plus au travail ?
L'employeur pourrait considérer que vous avez rompu le contrat et vous réclamer l'indemnité de rupture. Il vaut mieux notifier une démission en bonne et due forme.